Symptômes
La névralgie cervico-brachiale se manifeste par une douleur intense qui démarre dans la nuque et irradie le long du bras jusqu'aux doigts. Cette douleur suit un trajet précis selon la racine nerveuse touchée (souvent C7, C6 ou C8). Vous ressentez comme une décharge électrique ou une brûlure qui peut être accompagnée de fourmillements, d'engourdissements ou d'une sensation de faiblesse dans le bras et la main.
La douleur est généralement plus intense la nuit et au réveil, vous obligeant parfois à dormir assis. Certains mouvements du cou, comme tourner la tête ou regarder vers le haut, déclenchent ou aggravent cette douleur irradiante. Dans les cas sévères, vous pouvez perdre de la force pour saisir des objets ou ressentir une sensation de bras "mort".
Cette névralgie peut s'accompagner de maux de tête, de raideurs cervicales et d'une diminution de la sensibilité dans certaines zones du bras et des doigts, créant un véritable handicap dans les gestes du quotidien.
Est-ce que j'ai ça ?
Rappel : Ces tests d'auto-évaluation ne remplacent pas un diagnostic médical.
Comprendre le mécanisme
La névralgie cervico-brachiale résulte de la compression ou irritation d'une racine nerveuse au niveau des vertèbres cervicales. Cette compression survient généralement au niveau du foramen (petit tunnel par où sort le nerf), rétréci par une hernie discale, des ostéophytes (becs de perroquet) liés à l'arthrose, ou un épaississement des ligaments.
Quand la racine nerveuse est comprimée, elle s'enflamme et devient hypersensible. Le nerf "crie sa douleur" en envoyant des signaux électriques anormaux le long de son trajet, créant cette sensation de décharge qui descend dans le bras. C'est pourquoi la douleur suit précisément le territoire du nerf touché (dermatome).
Cette compression peut également perturber la transmission nerveuse normale, expliquant les fourmillements, engourdissements et la perte de force. Heureusement, contrairement à ce qu'on pourrait craindre, 75 à 90% des névralgies cervico-brachiales guérissent spontanément en 4 à 6 mois grâce à la diminution naturelle de l'inflammation.
Ce qui soulage
- Position neutre du cou : éviter les flexions et extensions extrêmes
- Traction cervicale légère : soulager en tirant doucement la tête vers le haut
- Chaleur humide après la phase aiguë (bouillotte, bain chaud)
- Exercices actifs réguliers : mobilisations douces et étirements
- Maintien d'une activité modérée : éviter l'immobilisation complète
- Position fœtale pour dormir : souvent soulageante
Ce qui aggrave
- Extension et rotation forcée du cou (regarder en l'air)
- Port de charges lourdes : sacs, valises, haltères
- Vibrations prolongées : conduite automobile, outils vibrants
- Posture tête en avant : ordinateur, smartphone
- Dormir sur le ventre : hyperextension cervicale nocturne
- Stress et tension : contractures musculaires associées
- Mouvements brusques : tourner rapidement la tête
Découvrez le plan complet de guérison
Chaque phase est détaillée avec ses objectifs et exercices spécifiques. Un suivi progressif pour une récupération optimale.
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Chaque phase est détaillée avec ses objectifs et exercices spécifiques. Un suivi progressif pour une récupération optimale.
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Chaque phase est détaillée avec ses objectifs et exercices spécifiques. Un suivi progressif pour une récupération optimale.
Conseils Ergonomie & Quotidien
Positionnez l'écran au niveau des yeux (bras tendus), utilisez un casque téléphonique et prenez des pauses toutes les 30 minutes pour faire des rétractions cervicales
Dormez sur le dos ou sur le côté avec un oreiller fin qui maintient la lordose cervicale naturelle. Évitez absolument de dormir sur le ventre
Réglez le siège pour éviter d'avancer la tête, utilisez l'appui-tête et faites des pauses fréquentes lors de longs trajets
Tenez le téléphone à hauteur des yeux plutôt que de pencher la tête vers le bas pour éviter la 'text neck'
Quand consulter en urgence ?
- Paralysie ou faiblesse musculaire importante dans le bras ou la main
- Troubles de l'équilibre ou de la marche (signes de myélopathie)
- Fièvre associée à la douleur cervicale (suspicion d'infection)
- Douleur suite à un traumatisme (accident, chute)
- Perte de contrôle des sphincters (vessie, intestin)
- Douleur cervicale chez l'enfant ou après 60 ans sans cause évidente
- Altération de l'état général : amaigrissement, fatigue extrême
Questions Fréquentes
Références Scientifiques
Validation Scientifique
Contenu vérifié et sourcé
"Protocoles basés sur des recommandations professionnelles et consensus scientifiques avec un niveau de preuve modéré à élevé pour les traitements conservateurs."