Symptômes
Le névrome de Morton provoque une douleur très caractéristique : vous ressentez comme des décharges électriques ou des brûlures intenses entre vos orteils, principalement entre le 3ème et 4ème orteil. Cette douleur survient surtout lors de la marche, vous obligeant parfois à vous arrêter pour retirer votre chaussure et masser votre pied.
La douleur peut s'accompagner d'une sensation d'avoir un caillou dans la chaussure ou de marcher sur un pli de chaussette. Vous pouvez également ressentir des engourdissements, des picotements ou une sensation de "pied qui dort" au niveau des orteils concernés.
Le soulagement est souvent immédiat dès que vous enlevez vos chaussures, ce qui est un signe très évocateur de cette pathologie. La douleur peut irradier vers les orteils et remonter parfois vers la cheville.
Est-ce que j'ai ça ?
Rappel : Ces tests d'auto-évaluation ne remplacent pas un diagnostic médical.
Comprendre le mécanisme
Le névrome de Morton correspond à un épaississement du nerf qui passe entre les os du pied (les métatarsiens). Ce nerf, appelé nerf digital plantaire, devient irrité et gonflé à force d'être comprimé et frotté entre les têtes des métatarsiens.
Cette compression chronique crée une sorte de "boule" de tissu cicatriciel autour du nerf, appelée névrome. Plus cette boule grossit, plus elle se fait pincer lors de la marche, créant un cercle vicieux de douleur et d'inflammation.
Le port de chaussures étroites ou à talons hauts aggrave le phénomène en rapprochant les os du pied et en augmentant la pression sur cette zone déjà sensible. C'est pourquoi cette pathologie touche majoritairement les femmes entre 40 et 60 ans.
Ce qui soulage
- Retirer immédiatement ses chaussures et masser la plante du pied
- Porter des chaussures larges avec un bout rond et des talons de moins de 4 cm
- Utiliser des semelles avec pelotes métatarsiennes pour écarter les os
- Marcher pieds nus sur surfaces souples (sable, tapis)
- Étirer quotidiennement les muscles du mollet contre un mur
- Appliquer de la glace 15 minutes après la marche
- Surélever les pieds au repos pour réduire l'inflammation
Ce qui aggrave
- Chaussures étroites, pointues ou à talons hauts
- Marche prolongée sur surfaces dures (bitume, carrelage)
- Station debout prolongée sans bouger
- Sports à impacts : course, tennis, danse, aérobic
- Hyper-extension forcée des orteils (montée sur la pointe des pieds)
- Compression transversale du pied (chaussures serrées)
- Temps humide qui peut augmenter l'inflammation
Découvrez le plan complet de guérison
Chaque phase est détaillée avec ses objectifs et exercices spécifiques. Un suivi progressif pour une récupération optimale.
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Chaque phase est détaillée avec ses objectifs et exercices spécifiques. Un suivi progressif pour une récupération optimale.
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Chaque phase est détaillée avec ses objectifs et exercices spécifiques. Un suivi progressif pour une récupération optimale.
Conseils Ergonomie & Quotidien
Utilisez un paillasson souple sous vos pieds, alternez position assise/debout toutes les 30 minutes et évitez de rester debout plus d'1 heure sans pause
Dormez avec un oreiller sous les genoux pour maintenir le pied en position neutre et évitez la position fœtale qui comprime l'avant-pied
Privilégiez des chaussures larges à bout rond, talons de moins de 4 cm, et faites vos essayages en fin de journée quand le pied est gonflé
Évitez de marcher pieds nus sur surfaces dures, utilisez des chaussons amortissants à la maison et faites des pauses régulières lors des courses
Quand consulter en urgence ?
- Douleur permanente au repos ne cédant plus au déchaussage
- Perte totale de sensibilité des orteils ou engourdissement complet
- Changement de couleur du pied (bleu, rouge, très pâle)
- Gonflement important avec chaleur et rougeur (infection possible)
- Impossibilité totale de marcher même sur de courtes distances
- Douleur associée à de la fièvre ou des signes généraux
Questions Fréquentes
Références Scientifiques
Validation Scientifique
Contenu vérifié et sourcé
"Pathologie bien documentée avec protocoles thérapeutiques validés. Taux de réussite conservateur 50-70%, chirurgical 80-90%."